Fin juillet, comme nous vous le révélions de manière exclusive, David Guyenne, président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI-NC) a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte pour des infractions financières présumées commises à travers plusieurs sociétés personnelles.
Les soupçons portent sur des délits d’abus de biens sociaux, de complicité et de recel d’abus de biens sociaux. En clair, l’homme d’affaires est suspecté d’avoir organisé des montages opaques qui auraient notamment eu pour but d’éluder une partie de l’impôt. S’il est ressorti libre après quarante-huit heures d’auditions, David Guyenne n’est pas encore sorti d’affaire alors que l’enquête se poursuit. Une position délicate qui posait la question de son maintien à la tête de la CCI.
C’est dans ce contexte qu’une assemblée générale extraordinaire a été organisée, hier, « à la demande d’un tiers des membres de l’Assemblée générale ». Et finalement, selon la CCI, « la majorité des membres consulaires (20 élus sur 33) a renouvelé sa confiance à David Guyenne, pour continuer à conduire cette mandature, entamée en décembre dernier, au service des entreprises et du développement économique du territoire ».
Un résultat que regrette la liste Alliance pour la relance, qui s’oppose au président actuel. « Nous prenons acte de la position de David Guyenne de ne pas démissionner et de la décision prise ce jour par ses soutiens, qui ont choisi de le maintenir en tant que président malgré la profonde crise de gouvernance que traverse notre institution. Nous respectons le vote de nos collègues élus. Mais nous ne pouvons que constater et regretter qu’il fragilise encore davantage la crédibilité et l’image de la CCI-NC auprès de ses ressortissants, de ses partenaires publics et privés, ainsi que de l’opinion », a-t-elle écrit dans un communiqué, s’interrogeant dès lors « sur la possibilité de continuer à exercer notre mandat ».




