Ministre en sursis, Manuel Valls s’exprime. Il craint une crise de régime, qui aurait des conséquences pour la Nouvelle-Calédonie. Ces dernières heures, il était interrogé par le journal Libération, mais aussi par CNews et Europe 1.
Dans « Libé », Manuel Valls revient sur la situation en Nouvelle-Calédonie, et notamment sur ses relations avec le FLNKS de Christian Tein. Se félicitant du dialogue qu’il a pu avoir avec une délégation du Front de libération nationale kanak et socialiste, et réaffirmant que « sa porte est toujours ouverte », il appelle le FLNKS à poursuivre cette discussion. « Je ne leur demande pas de revenir sur leur décision », dit-il, « mais de poursuivre la discussion s’ils veulent que leurs propositions soient traduites dans les textes ».
En revanche, il porte un regard nouveau sur le FLNKS d’aujourd’hui qui, note-t-il, « n’est pas celui de 1988 ou de 1998 ». Et d’ajouter que « depuis le départ du Palika et de l’UPM, regroupés au sein de l’UNI, sa nature a changé ». Estimant qu’en rejetant Bougival, le FLNKS manque une opportunité « historique », Manuel Valls considère que « sans l’accord de Bougival, il n’y a plus de réforme institutionnelle et donc plus d’espace de discussion ». Par conséquent, le « Congrès (…) ne pourrait pas élaborer sa propre loi fondamentale, par exemple ».
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Nicolas Vignoles



