Réunis lundi en séance publique, les élus du Congrès ont adopté à l’unanimité une proposition de loi du pays relative à la solidarité et au gaspillage. Porté par Calédonie ensemble, ce texte va contraindre les commerces à faire don de leur invendus de produits d’alimentaire et d’hygiène aux associations caritatives.
Chaque année, la Nouvelle-Calédonie perd l’équivalent de 10,5 millions de repas par an. Cela représente plus de 4 400 tonnes de biodéchets, selon les données de l’ADEME issues d’une étude conduite par la province Sud en 2021. Fruits et légumes abîmés ou invendus, produits importés détériorés par une rupture de la chaîne du froid, denrées périmées dans les rayons ou dans les frigidaires domestiques : le gaspillage alimentaire est un problème structurel mondial auquel la Nouvelle-Calédonie n’échappe pas.
À cette réalité s’ajoute le choc économique des événements de mai 2024, qui a plongé des milliers de ménages dans une précarité alimentaire accrue. L’emploi salarié privé a chuté de 12 % en un an, détruisant plus de 8 000 postes. « L’enjeu de la sobriété alimentaire et du réemploi des invendus excède désormais les considérations strictement environnementales », pointe le rapport spécial.
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Connectez vous pour y accéder !
Béryl Ziegler




