Le président du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) a bien vu le danger. La controverse sur sa présence ou non à Bougival pendant les négociations du mois dernier prend de l’ampleur. Aussi fait-il feu de tout bois et nie farouchement son implication.
Il est vrai que ça commence à tanguer dans les rangs de l’Union calédonienne (UC) et du FLNKS. Depuis quelques semaines, l’information selon laquelle durant les négociations, la délégation rendait compte des travaux de Bougival au président du FLNKS, Christian Tein, et que celui-ci aurait donné son accord à la signature, circulait à bas bruit. Mais cette fois, à défaut d’avoir une confirmation officielle, l’affaire prend de l’ampleur et jette le trouble au sein de l’UC-FLNKS. Manuel Valls voit dans le revirement du FLNKS « un choix incompréhensible ». Sans doute irrité par celui-ci, il a confirmé ceci, vendredi sur RRB dans l’émission Transparence (cf. notre édition de lundi) : « je rappelle que le président du FLNKS avait donné son accord à sa propre délégation ». Précision qu’il confirmait plus tard ce même jour lors du débat organisé par NC La 1ère, en déclarant : « Le FLNKS, à travers ses représentants, dont Emmanuel Tjibaou, a signé cet accord. Le président du FLNKS, qui n’était pas très loin d’ailleurs de l’hôtel où nous étions à Bougival, avait donné son accord. Le FLNKS, au retour de la délégation, a décidé de rejeter l’accord de Bougival. Moi, je respecte le FLNKS. » Et à l’évidence, en entendant ces récents propos du ministre des Outre-mer, Christian Tein s’en est étranglé.
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LĂ©gende photo : Christian Tein (ici par visio lors du 45e congrès du FLNKS, il y a deux semaines) est depuis le dĂ©but du mois d’aoĂ»t largement sorti de son silence.
Nicolas Vignoles



