Jeudi, le Congrès était convoqué en séance pour examiner le plan économique et social du gouvernement. Un plan destiné à remettre l’économie calédonienne sur les rails.
Un plan d’austérité en effet, avec des modifications substantielles notamment sur les aides sociales. Un plan d’urgence nécessaire, conséquences d’une part de la ruine de l’économie provoquée par l’insurrection de la CCAT, mais d’autre part aussi parce que durant des lustres, la Nouvelle-Calédonie a vécu, et vit sans doute encore un peu, très au-dessus de ses moyens. C’est d’ailleurs ce que lui a rappelé l’État qui conditionne son aide au travers d’un prêt garanti, à l’adoption de mesures d’économie drastiques. Des mesures qui suscitent l’opposition de syndicats comme la Fédé ou la CST-NC FO (lire encadré), mais aussi de partis politiques, au premier rang desquels Calédonie ensemble, l’Éveil océanien et l’UC-FLNKS.
Thierry Santa, ancien président du gouvernement et membre de l’exécutif actuel en charge de ce plan, a posé les constats de manière abrupte, mais claire : « La Nouvelle-Calédonie n’a plus d’argent », a-t-il déclaré. « Nous n’avons plus un rond. Je ne sais pas comment le dire, mais quand y’a pas, y’a pas, comme certains le disaient à une certaine époque. On n’a plus un rond. Parce que depuis tout à l’heure, vous dites : la Nouvelle-Calédonie doit prendre en charge l’aide médicale, la Nouvelle-Calédonie doit prendre en charge tels ou tels travaux, mais on n’a plus un rond ! La seule chose qui nous permette de survivre tous, c’est le prêt garanti par l’État. Ça plaît ou ça ne plaît pas, c’est ça la réalité ! Si on n’a pas ce prêt, c’est tout qui se casse la figure. »
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Connectez vous pour y accéder !
Nicolas Vignoles




