Alors que le chef de cet établissement de Pouembout est visé par une enquête pour des faits présumés de viol sur mineure, le gouvernement a détaillé hier les mesures prises dès le signalement de cette affaire.
Face à l’indignation suscitée par cette affaire, le gouvernement a réagi, ce mardi 5 août, aux révélations concernant l’enquête en cours sur le chef d’établissement du lycée Michel Rocard, soupçonné de viol sur une élève de 17 ans. « Dès la prise de connaissance des faits allégués », les autorités de tutelle, à savoir la direction de l’Agriculture, de la forêt et de l’environnement (DAFE) et le vice-rectorat, « ont immédiatement procédé à un signalement auprès du procureur de la République », a indiqué l’exécutif, en rappelant que cette démarche s’est faite « dans le strict respect des obligations légales et du principe fondamental de protection des mineurs ».
La directrice adjointe prend le relais
Dans l’attente des résultats de l’enquête judiciaire, une « mesure conservatoire de suspension » a été prononcée contre le chef d’établissement. Un accompagnement spécifique a par ailleurs été mis en place pour l’élève concernée, afin de « prioriser son bien-être ainsi que la continuité de sa scolarité dans les meilleures conditions ». La directrice adjointe, en charge de l’enseignement agricole, assure désormais la direction par intérim de l’établissement, « en lien étroit avec l’ensemble de l’équipe de direction ».
Le principe de présomption d’innocence devant être respecté, le gouvernement rappelle que « la personne mise en cause ne saurait être considérée comme coupable tant qu’un jugement définitif n’a pas été rendu ».
Béryl Ziegler



