Le congrès extraordinaire du FLNKS, prĂ©vu le week-end prochain, est particulièrement attendu. Mais les dĂ©bats n’y seront peut-Ăªtre pas aussi sereins que l’on voudrait nous le faire croire.
Certes, l’Union calĂ©donienne et certains des groupuscules de pression ont d’ores et dĂ©jĂ annoncĂ© leur rejet de Bougival, et c’est certainement la position qui sera adoptĂ©e lors de ce congrès. Mais il faudra faire avec le RDO (Rassemblement dĂ©mocratique ocĂ©anien) d’Aloisio Sako, qui s’est positionnĂ© en faveur de l’accord que le prĂ©sident du RDO a lui-mĂªme signĂ©. Il faudra aussi officiellement dĂ©savouer l’équipe de nĂ©gociation de la dĂ©lĂ©gation de l’UC-FLNKS Ă Bougival, composĂ©e entre autres de personnalitĂ©s de premier plan, Emmanuel Tjibaou, Roch Wamytan, MickaĂ«l Forrest, et laisser la place Ă Christian Tein. Et puis, au sein mĂªme du FLNKS, des voix s’élèvent pour expliquer que la stratĂ©gie suivie depuis des lustres n’est pas la bonne. C’est le cas du MNIS (Mouvement des nationalistes, indĂ©pendantistes et souverainistes) de Luther Voudjo et Muneiko Haocas, qui a publiĂ© lundi un long post sur sa page Facebook, expliquant que la lĂ©gitimitĂ© historique de l’UC Ă©tait affaiblie par « l’inertie stratĂ©gique ».
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LĂ©gende photo : La position radicale des responsables de l’UC (ici en confĂ©rence presse Ă NoumĂ©a la semaine passĂ©e) ne plaĂ®t pas Ă tous au sein du FLNKS.
Nicolas Vignoles



