« Rétablir un fonctionnement optimal » de la DSCGR

Le départ de Frédéric Marchi-Leccia, d’abord mis à pied avant d’être officiellement démis de ses fonctions, a des conséquences notables sur le fonctionnement de la Direction de la sécurité civile et gestion des risques. Le gouvernement a fait une mise au point.

Dans un communiqué publié lundi, le gouvernement est revenu sur l’affaire qui secoue la DSCGR depuis de longs mois maintenant et qui a conduit, la semaine dernière, au départ définitif de Frédéric Marchi-Leccia, l’ancien responsable de la Sécurité civile. Ce dernier, mis à pied fin mars après des accusations de malversations financières et de harcèlement moral, a officiellement été démis de ses fonctions après la publication d’un arrêté. « Le gouvernement tient à rappeler le cadre légal de ces procédures et son engagement envers le bon fonctionnement de ses services », assure ainsi l’institution, rappelant également que « les procédures administrative et pénale sont juridiquement autonomes : la procédure administrative vise à établir l’existence d’éventuelles fautes professionnelles ou manquements susceptibles de porter atteinte à la relation de confiance ; la procédure pénale, quant à elle, relève du code pénal et de l’autorité judiciaire. » « Il n’est donc pas nécessaire d’attendre les résultats d’une enquête judiciaire pour engager ou conclure une procédure administrative, notamment lorsque la relation de confiance est objectivement rompue, au regard des éléments constatés », poursuit le gouvernement.

Une procédure qui met tout de même à mal, aujourd’hui, le bon fonctionnement de la Sécurité civile alors qu’un nouveau directeur opérationnel se fait toujours attendre. « Conscients des dysfonctionnements identifiés, une démarche progressive et rigoureuse a été engagée afin de rétablir un fonctionnement optimal de cette direction essentielle. Dans cette perspective, un partenariat a été établi avec la commune de Païta, dont les services apportent un appui technique et organisationnel précieux. Une réorganisation des services est actuellement en cours. Cette démarche s’inscrit dans une procédure administrative classique : toute réorganisation implique la publicité de la vacance des postes et l’ouverture à candidatures, dans un souci de transparence et d’efficacité », conclut le gouvernement. Une étape obligatoire pour réassurer, à terme, « la sécurité de l’ensemble des Calédoniens ».

Claire Gaveau

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