Un bilan des chiffres de la délinquance au milieu de l’année ? Ça n’est pas fréquent, en effet, que l’on procède ainsi à des constats à mi-étape. La réunion du Conseil provincial de prévention de la délinquance (CPPD) de la province Sud, jeudi, a donné l’occasion aux autorités administratives et judiciaires d’apporter un éclairage sur une situation que les Calédoniens connaissent et déplorent.
Les statistiques de mi-année, comparées à celles de 2023 (2024 ayant été une année « insurrectionnelle »), montrent une hausse sensible des violences contre les policiers et les gendarmes, mais aussi des cambriolages, des incendies volontaires et des vols avec violence. Rien qui ne confirme que la sécurité soit revenue en Calédonie, mais bien au contraire que ce que nous connaissons aujourd’hui est l’une des conséquences du 13 mai 2024, au même titre que la destruction de l’économie, des emplois et de la confiance. Il faut donc le dire : cette délinquance est le corollaire de l’insurrection de l’année dernière, dont l’objectif – rappelons-le – était bien d’imposer Kanaky par la force après l’avoir perdue dans les urnes. La seule hausse de 96,6 % des violences contre les forces de l’ordre, par rapport à 2023, avec 110 gendarmes et policiers blessés, l’atteste à elle seule.
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Légende photo : Haut-commissaire, présidente de la province Sud et procureur travaillent conjointement.
Nicolas Vignoles




