Même les titres de la presse nationale plutôt favorables aux indépendantistes doivent admettre qu’au sein de l’UC-FLNKS, Bougival laisse des traces et crée un certain désordre. De ce côté-là du camp indépendantiste, ça ne va pas fort.
Autant l’UNI-Palika est claire, nette et droite dans ses bottes, autant de l’autre côté de l’échiquier indépendantiste on a l’impression que personne ne sait où il se trouve.
Récapitulons : le 12 juillet, au terme de dix jours de négociation, toutes les délégations présentes à Bougival signent un document intitulé « projet d’accord sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie – le pari de la confiance ». Les délégations s’engagent à présenter ce texte auprès de leurs bases (militants, sympathisants), mais surtout à le présenter et à le défendre « en l’état ». Si le texte est évolutif dans sa mise en œuvre – c’est le cas pour les transferts des compétences régaliennes –, rien dans ses principes ne peut être modifié ou renégocié. Et donc, tout le monde le signe, y compris la délégation de l’UC-FLNKS. Dès que les 13 pages du texte sont connues du public, et avec les réseaux sociaux, ça ne tarde pas, les indépendantistes les plus radicaux de l’UC-FLNKS se déchaînent pour en dire tout le mal qu’ils en pensent. En effet, le texte de Bougival n’assure pas l’indépendance, Bougival ne se conclut pas sur Kanaky, contrairement à ce dont on les avait persuadés.
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Nicolas Vignoles




