Les élus du Congrès ont voté lundi une proposition de loi du pays sur la sauvegarde économique et la reconstruction. Il s’agit essentiellement de mesures d’attractivité fiscale en vue d’enrayer la pénurie de soignants ou encore de soutenir l’immobilier.
Abattements fiscaux pour les professionnels de santé, abaissement des droits d’enregistrement pour les achats immobiliers, durée fiscale d’amortissement exceptionnelle pour les entreprises qui souhaitent reconstruire, avec en toile de fond le soutien au pouvoir d’achat des Calédoniens dans un contexte de baisse de la consommation et – en conséquence – des recettes fiscales. Il s’agit, en substance, de l’essentiel des mesures de relance portées par le texte voté lundi à la majorité par les élus du boulevard Vauban. Des décisions qui visent à soutenir le territoire, actuellement « dans une situation désastreuse » selon Françoise Suve, rapporteuse spéciale de cette proposition de loi du pays et présidente de l’intergroupe Loyalistes au Congrès. « Plus de 10 000 personnes sont parties, 11 000 ont perdu leur emploi, des milliers de ménages n’ont plus de revenus, ont du mal à se nourrir, à se soigner, à payer leurs transports. Ce sont autant de projets de vie en moins. L’économie c’est une chaîne : on a un travail, on consomme. Si un maillon de cette chaîne déraille, ce sont tous les autres qui sont impactés. Aujourd’hui, en Calédonie, on n’investit plus. Aujourd’hui, en Calédonie, on n’est plus soigné », dénonce Françoise Suve.
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Légende photo : Françoise Suve, rapporteuse spéciale de cette proposition de loi du pays et présidente de l’intergroupe Loyalistes au Congrès, ici il y a quelques jours en compagnie du porte-parole du gouvernement, Christopher Gygès.
Isabelle Peltier




