André Luserga, porté par sa compagnie Nez à nez, propose la pièce C’est la vieille qu’a l’oseille au Théâtre de Poche. Dix comédiens et comédiennes, encore plus de personnages, de l’humour, du rire, des blagues, du loufoque. Besoin d’une thérapie par le rire ? C’est ici.
Humour. Sur le fond, sur la forme, de l’humour. Coûte que coûte, les comédiens de la pièce C’est la vieille qu’a l’oseille vont faire rire le public. « C’est l’histoire d’une vieille, ex-mafieuse aux portes de la mort, qui sent sa fin très proche », commence André Luserga, le metteur en scène. « Elle convoque sa famille autour d’elle pour en parler. » Clairement, la famille s’intéresse davantage à l’héritage qu’à la vieille. Sur scène, dix comédiens venus d’horizons différents. Stages de clown avec André Luserga, autres compagnies de théâtre, impro… chacun son expérience. Tous sont venus pour « Dédé », et tous pour se marrer.
Plusieurs genres théâtraux
Une comédie de boulevard ? Ça en a tout l’air, mais « ce n’est pas conventionnel », précise le metteur en scène. La mise en scène mêle différents genres théâtraux : mimes, grommelot… Dans la pièce, tout est mis au service du rire, « même les situations cruelles, dégoûtantes. C’est décalé, c’est déjanté, c’est loufoque », soulignent les comédiens et les comédiennes. Mais attention, si tout est au service de l’humour, rien n’est laissé au hasard. Dix comédiens sur la petite scène du Théâtre de Poche, cela nécessite de la précision. « C’est un travail de groupe, c’est un chœur, et le cadre est très préparé, voire millimétré, pour que l’impact comique fonctionne. » D’autant que chaque comédien joue plusieurs personnages, nécessitant des changements de costumes minutés, dans une loge qui doit être des plus organisées. Une pièce rythmée, durant laquelle les spectateurs ne devraient pas s’ennuyer une seconde.
Audiard et Brel
La pièce C’est la vieille qu’a l’oseille a été écrite il y a dix ans par André Luserga et un groupe de comédiens et comédiennes lors d’un stage. « Mais elle a été très peu jouée, c’est pour cette raison qu’on la reprend, et qu’on la rejoue plus largement. » Si l’argot du dialoguiste et réalisateur Michel Audiard inspire en partie la pièce, « tout n’est pas basé sur ce type d’écriture », prévient André Luserga. Brel, aussi, a inspiré André Luserga et ses joyeux lurons, avec la chanson Ces gens-là : « Et puis, y a la toute vieille – Qui en finit pas d’vibrer – Et qu’on attend qu’elle crève – Vu qu’c’est elle qui a l’oseille. »
Une énergie de groupe
Si le fond fait rire, c’est surtout la troupe qui apporte le loufoque. Le groupe est donc composé de théâtreux d’origines diverses, et s’est soudé au fur et à mesure des répétitions. C’est l’énergie qui se dégage de cet ensemble d’humains passionnés par le théâtre qui donne sa force à cette pièce. « Je suis là pour le plaisir de rire ! » lance Lana. « C’est une comédie sympa et enjouée, et j’ai toujours besoin de me marrer », sourit Hervé. « J’aime ce côté décalé et déjanté de la pièce », avance Céline. Même si c’est la vieille qu’a l’oseille, le public calédonien, lui, en aura pour son oseille.
Infos pratiques
C’est la vieille qu’a l’oseille, de la compagnie Nez à nez, au Théâtre de Poche au Centre d’Art, samedi 19 et 26 juillet et dimanche 20 et 27 juillet à 17 h. Tarifs : de 1 200 à 2 000 francs. Réservations au Centre d’Art, 6 boulevard extérieur, ou sur cda-tickets.nc.
Aurélia Dumté




