Le SRT, le syndicat des retraités territoriaux, tire à nouveau la sonnette d’alarme sur le devenir de la Caisse locale de retraites. Il proteste contre la minoration des pensions, qui augmente et s’étire dans le temps…
La période de vaches grasses de la Caisse locale de retraites est loin derrière elle. C’est l’avis du président du syndicat des retraités territoriaux, Dominique Frontier, qui pousse un énième cri d’alerte sur la situation de la Caisse. En 2024, l’État avait prêté 2,7 milliards à la CLR afin qu’elle puisse continuer à verser les pensions. « En novembre 2023, la Caisse annonçait sa cessation de paiement », affirme Dominique Frontier, qui dénonce une inaction des élus depuis les premières difficultés rencontrées il y a plus de trente ans. « Les élus ont été alertés depuis 1993, les premiers rapports datent de 2000, et au lieu de prendre les décisions qui s’imposaient, soit ils n’ont rien fait, soit les mesures prises jusqu’ici ont été infructueuses – et ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les magistrats de la Chambre territoriale des comptes », tonne le président du SRT. Dominique Frontier revient sur le régime particulièrement favorable dont ont bénéficié durant de longues années les retraités de la CLR, avec des départs à 51 ans adossés à de nombreux avantages. « C’était aussi une période où les actifs étaient nombreux. Aujourd’hui ce n’est plus le cas, et puis il aurait fallu anticiper, réformer, de manière à pouvoir envisager un avenir pérenne », dit-il.
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Isabelle Peltier




