Le tribunal correctionnel a reconnu Noah D. coupable de l’incendie criminel qui a détruit l’école primaire de Saint-Louis. Condamné, il ne pourra être libéré qu’en 2032. Si le montant des dégradations n’est pas encore connu, les élèves ont pu retourner en classe.
Plus que des aveux, il a carrément revendiqué son geste. Ni regret, ni excuse, ni pensée pour les enfants de la tribu. Seulement un sourire en coin sur son visage entièrement tatoué, héritage d’années enfermées dans une cellule du Camp-Est. « Je n’aime pas l’école. Je suis passé devant, donc je brûle. J’assume totalement. Voilà, ça ne sert à rien l’école. Les petits, ce n’est pas mon problème, ils iront ailleurs ». Entouré d’un important dispositif de policiers nationaux, mardi matin, Noah D. s’est montré, sans cesse, provocateur devant le tribunal correctionnel de Nouméa où il a comparu pour l’incendie criminel de l’école catholique de la tribu de Saint-Louis, au Mont-Dore. Celui qui se considère comme un « guerrier tribal » n’est libérable qu’en 2028 avant même ce procès. Alors, dans une logique de perdu pour perdu, Noah D. a multiplié les outrances, les attaques, les explications confuses devant des magistrats interloqués par son état psychiatrique.
Les 9 et 10 juin derniers, il a réussi à mettre le feu aux deux seules salles de classe de cet établissement de la DDEC (direction diocésaine de l’école catholique en Nouvelle-Calédonie). Une salle de réunion des professeurs, un bureau administratif ainsi qu’un local de stockage ont également été la proie des flammes. Les soupçons se sont rapidement portés vers Noah D. qui s’est vanté de son geste auprès de certains habitants. « Les gens de la tribu n’ont pas soutenu cette action. Les mamans avaient mis en place une surveillance devant le bâtiment. D’autres voulaient vous retrouver », précise le président.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche



