À l’issue de sa garde à vue, le représentant de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) pour la région de Houaïlou a été mis en examen et placé en détention provisoire pour son rôle présumé dans l’attaque de la brigade de gendarmerie en juin dernier et le blocage de la mairie au premier tour des élections législatives.
C’est un des piliers de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) qui est aujourd’hui derrière les barreaux. Après trois jours de garde à vue devant les gendarmes de la Section de recherches dans les locaux de la caserne Meunier (Nouméa), Jean-Pierre Baou a été déféré au palais de justice dans la journée de mardi, où il a été présenté à une juge d’instruction. Cela fait des mois que les enquêteurs de la gendarmerie mènent des investigations poussées pour identifier les instigateurs et déterminer le rôle de chacun des participants aux attaques coordonnées et préparées qui ont secoué la commune les 29 et 30 juin dernier.
Un mois et demi après le déclenchement de la révolte kanak pour s’opposer au dégel du corps électoral, Houaïlou avait vécu une vague de violence extrême, visant les gendarmes retranchés dans leur brigade et la mairie. En pleine nuit, un engin minier de 40 tonnes, volé un peu plus tôt au centre de Poro, avait notamment été projeté sur la façade de la gendarmerie, détruisant sur son passage le portail et bloquant de fait l’entrée des lieux. Cette attaque, menée par une centaine de jeunes assaillants, avait été particulièrement brutale dans un contexte déjà extrêmement tendu, seulement dix jours après l’arrestation du leader de la CCAT Christian Tein et de son transfèrement en Métropole.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche




