Le calme n’est pas totalement revenu à Kunié. Malgré les efforts des gendarmes sur le terrain, l’île est encore en proie à une insécurité quasi quotidienne, empêchant tout retour à la normale. Face à des jeunes hostiles, les forces de l’ordre sont plus que jamais prises pour cible.
Là où tout a commencé, rien ne semble plus comme avant. Un mois avant le 13 mai, la brigade de gendarmerie de l’île des Pins était coupée du monde et violemment attaquée par des dizaines d’individus hostiles au dégel du corps électoral et au pacte nickel, signe avant-coureur (que les autorités n’ont finalement pas su pleinement mesurer) de l’insurrection meurtrière qui allait s’abattre sur le pays quelques semaines plus tard. Neuf mois se sont écoulés depuis, et alors que le pays connaît un retour à la normale sur le plan sécuritaire, bien aidé par les quelque 1 400 gendarmes mobiles restés en renfort, l’île « la plus proche du paradis » n’en a toujours pas fini avec la violence.
Une situation catastrophique pour les professionnels de l’hôtellerie et du tourisme qui ne peuvent pas espérer autre chose qu’une timide reprise dans un tel climat. Et délétère pour les coutumiers et les familles de l’île des Pins, qui ne trouvent pas de solution pour ramener au calme des bandes de jeunes toujours plus hostiles face aux gendarmes.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche




