Depuis mardi après-midi – et c’était toujours le cas hier à 16 h – ça brûle dans les hauteurs de Dumbéa-Sur-Mer, entre les deux versants du Pic aux Chèvres.
Le capitaine Bruno Chitussi, en charge des opérations, a fait un point sur la situation mercredi matin, lors d’un entretien téléphonique vers 8h20. Il a précisé qu’il profitait de « son premier repas depuis 36 heures ». D’après lui, « quatre engins à pompe de la sécurité civile et deux de Dumbéa » étaient déployés sur le terrain, avec une vingtaine de pompiers mobilisés pour tenter de venir à bout de ce qu’il qualifie de « feu difficile ». Les conditions étaient particulièrement complexes à cause de la topographie défavorable. Le capitaine a expliqué que « le flanc droit de l’incendie menace un lotissement et donc nous sommes en protection, c’est-à-dire que nous faisons des manœuvres défensives, on attend que le feu vienne à nous, et sur le flanc gauche on installe des dispositifs pour faire des manœuvres offensives ».
L’origine du feu a rapidement été identifiée comme étant un écobuage, une pratique de brûlage des végétaux, qui s’est mal déroulée. Le capitaine a précisé que l’incendie avait commencé en « bord de lotissement », et a rappelé l’importance de la prudence dans l’usage de cette technique. Selon lui, « le message à faire passer » est clair : « il faut vraiment éviter de faire des écobuages par grand vent et en sécheresse ». Les conditions météorologiques défavorables, combinées à l’imprudence humaine, ont conduit à un incident dangereux. Bruno Chitussi a insisté que cet incendie est « le deuxième feu sur cette même zone » en l’espace de deux semaines, rappelant que « ce n’est ni plus ni moins que la conséquence de l’homme ».
A 16 heures hier, la capitaine Alexandre Rossignol de la DSCGR, nous informait que « d’autres feux s’étaient déclenchés un peu partout » ce qui l’obligeait à dispatcher ses équipes, et que « les deux hélicoptères bombardiers d’eau étaient réquisitionnés. »
Photo : DSCGR / Alexandre Rossignol
Claire Rio-Pennuen




