Une étude sur les impacts du nickel

Au début de cette année, face à la situation, la Chambre de Commerce et d’Industrie a mené « une étude d’évaluation de l’impact de la situation du secteur Nickel sur les entreprises calédoniennes », dont voici les premiers résultats.

400 entreprises environ ont répondu à cette enquête menée dans des délais très courts. Il en ressort que pour la majorité des entreprises, l’impact de la crise concerne effectivement l’ensemble de la Nouvelle-Calédonie, et pas seulement la zone VKP suite à la mise en sommeil de l’usine du Nord. Pour 90% des entreprises qui ont répondu à l’enquête « la situation actuelle aura un impact sur leur activité en 2024, impact plus ou moins surmontable ». Et cet impact est globalement situé dans les 6 mois à venir, c’est le cas notamment pour les entreprises industrielles et du BTP de la zone VKPP qui se sentent particulièrement fragiles. Dans ces conditions, l’enquête I-Scope révèle que « 7 entreprises sur 10 anticipent une défaillance, pour majorité à échéance quasi immédiate ». Les conséquences de la crise nickel vont avoir un impact fort sur l’emploi, en particulier sur ceux qui demandent le moins de qualification. « Les entreprises situées sur VKPP et le Nord-Est minier, ou du secteur du BTP seraient les plus touchées » souligne l’enquête, qui précise que « au global, on peut estimer que le tiers de la masse salariale des répondants serait directement concerné » ! Les entreprises s’inquiètent bien évidemment pour leur trésorerie, les entreprises en difficulté comptent avant tout sur la possibilité de différer le paiement des échéances, notamment les échéances sociales et fiscales, ainsi que de bénéficier de mesures de soutien à la trésorerie. Dans ces conditions, « pour 6 entreprises sur 10, la situation actuelle remet en cause les investissements prévus pour les 2 années à venir ».

21% des entreprises qui ont répondu à l’enquête ont également fait des commentaires qui précisent ainsi que « la situation est particulièrement critique globalement, depuis la crise Covid, pouvant entrainer la fermeture probable de l’entreprise si des solutions ne sont pas trouvées ». Le manque de réactivité des banques est également mis en avant, de même que le fait que « les charges sont de plus en plus élevées, notamment en raison de l’inflation, et que les clients consomment moins, toujours en raison de l’inflation, et sont moins nombreux parce que beaucoup ont quitté la Nouvelle-Calédonie ». Les entreprises espèrent une aide financière, type PGE pendant la crise Covid, et jugent nécessaire une intervention des politiques.

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