Un déchaînement de violence contre un jeune couple de Kaméré (voir notre édition de vendredi). De la haine, de la violence, des blessures graves, de la souffrance, de la colère et de l’incompréhension. Les auteurs ? Des jeunes, des mineurs sans doute, alcoolisés certainement, de ces bandes sans autorité ni coutumière ni parentale ayant quitté l’école, même si cette dernière tente de « les rattraper ». Des jeunes connus bien sûr par les services de police et par la justice, qui fréquentent régulièrement autant le commissariat que le prétoire, mais qui bénéficient de « l’excuse de minorité » que l’on ne sait pas abroger et qui retrouvent rapidement la rue, leur domaine. La délinquance des mineurs, ou des jeunes majeurs, inquiète, car elle est de plus en plus prégnante, en particulier dans les faits de violence et de vols avec violence. La violence est leur véhicule, leur moyen d’expression, leur mantra, parce qu’ils en ont été eux-mêmes victimes dans bien des cas, ou parce que certains l’ont utilisée à leur profit. Vous savez, ces fameux « jeunes » dont les responsables de la CCAT nous ont tant parlés, pour expliquer que le 13 mai avait été l’expression de leur juste colère, vis-à -vis d’un système qui les rejetterait et les repousserait ! En attendant, cette violence frappe tout le monde, que l’on soit puissant ou misérable.
 Nicolas Vignoles



