La DDEC s’explique 

La Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique a adressé un courrier aux familles, aux communautés éducatives et aux partenaires institutionnels, dans lequel elle s’explique sur le fonctionnement dégradé qui sera le sien pour cette année 2026.  

Elle rappelle tout d’abord que les efforts importants consentis en interne « ont atteint leurs limites », et de citer « réorganisations des services, non-remplacement de départs à la retraite, maîtrise stricte des dépenses, augmentations des prestations facturées aux familles et renforcement des procédures de recouvrement des impayés », et que dès lors, « il n’y a plus d’autre choix que de réduire la masse salariale des personnels titulaires ». La DDEC assure qu’entre 2019 et 2025, les contributions publiques ont diminué de plus de 800 millions de FCFP, et elle estime que « force est de constater que malgré toutes les alertes lancées et les mobilisations menées, les promesses reçues des plus hautes instances de la Nouvelle-Calédonie n’ont pas été tenues », cela l’ayant conduit « à engager un plan de licenciement collectif à motif économique ».  

Des fermetures 

La DDEC annonce des évolutions de ses structures dès la rentrée 2026, comme la fermeture de plusieurs résidences scolaires (internats). Celles du collège Jean Baptiste Vigouroux (Poindimié), du collège Hippolyte Bonou (Pouébo), du Foyer Saint Jean (Bourail), du collège Saint Dominique Savio (La Foa), et du Foyer Saint Léon (Paita). Dans le même temps, elle ferme un certain nombre de « micro-cantines » dans les écoles, précise-t-elle, « où le très petit nombre de repas servis ne permet plus un fonctionnement économiquement soutenable ». Seront donc fermées à la rentrée les cantines des écoles de Hunete à Lifou, de Nindhia à Houailou, de Téouty à Ponérihouen, d’Ometteux à Poindimié, de Touho, de Ouaré à Hienghène et de Saint Joseph d’Arama à Poum. « Pour ces établissements, indique la DDEC, des solutions seront recherchées localement dans l’intérêt des enfants ». La DDEC conclut ce communiqué, ainsi, « nous mesurons pleinement l’inquiétude et les interrogations que ces annonces peuvent susciter. Elles touchent des femmes et des hommes engagés, ainsi que des communautés éducatives profondément attachées à leurs établissements. Ces décisions n’ont été prises ni à la légère, ni par renoncement, mais en responsabilité ».  

N.V

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