Dans une tribune publiée dans le journal Libération samedi, Manuel Valls, ancien Premier ministre et ancien ministre des Outre-mer, appelle les parlementaires à poursuivre le chemin tracé par l’accord de Bougival, où il était aux manettes, puis par l’accord Elysée-Oudinot.
Depuis son éviction du gouvernement, en septembre dernier, Manuel Valls ne s’est guère éloigné de la vie politique. Encore moins du dossier calédonien sur lequel il ne cesse de lorgner. Lui qui rêvait de s’inscrire dans les pas de Michel Rocard a touché son objectif du doigt en signant, le 12 juillet 2025, l’accord de Bougival aux côtés des différentes délégations calédoniennes. Loyalistes, Rassemblement, Calédonie ensemble, Eveil océanien, UNI, FLNKS… Ils étaient tous réunis autour du ministre des Outre-mer, offrant alors un espoir réel à de nombreux Calédoniens désabusés depuis les émeutes de mai 2024. Mais l’espoir s’est peu à peu effrité lorsque le Front a finalement changé de cap, annonçant retirer ses signatures et rejeter en bloc cet historique compromis. Manuel Valls, clairement poussé vers la sortie, a depuis quitté la rue Oudinot. Pas question cependant de disparaître totalement. Et, comme il l’a fait à différentes reprises depuis, il fait entendre sa voix dans les médias. Samedi, il a ainsi publié une longue tribune dans Libération. « J’aime profondément ce territoire. Mon engagement à ses côtés ne relève ni de la nostalgie ni d’un attachement lointain, mais d’une conviction : la Nouvelle-Calédonie incarne la promesse d’une France qui sait entendre, réparer et construire. Après tant de travail accompli, il serait facile de céder, désormais hors du gouvernement, à l’amertume, à la rancœur ou au renoncement. Je fais un autre choix », assume-t-il. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende : Manuel Valls était encore rue Oudinot lors de la signature de l’accord de Bougival, le 12 juillet dernier.
Claire Gaveau




