Elle était attendue, elle est venue. Le FLNKS a réagi à la signature d’un « pseudo-accord » au travers d’un très long communiqué de près de 3 pages, signé de son président Christian Tein.
Un très long texte dans lequel le président du FLNKS dit tout le mal qu’il pense de l’accord de Bougival d’une part, de l’accord Élysée-Oudinot d’autre part, mais plus globalement de la situation politique actuelle dont sont responsables selon lui, l’État et les Loyalistes. Le FLNKS rejette donc «  sans équivoque » l’accord Élysée–Oudinot, car, écrit-il, « ce texte n’est pas un accord et ne constitue en aucune manière une avancée politique. Au contraire, il entérine un passage en force de l’État en prolongeant et en verrouillant le projet dit de Bougival, qui a été formellement et définitivement rejeté par le FLNKS du fait de sa totale incompatibilité avec la trajectoire de décolonisation de Kanaky ». Et Christian Tein dénonce le fait que tout se fait et se joue sans le FLNKS, ce qu’il qualifie de « mascarade » et sans « aucune légitimité ». Il voit de l’incohérence dans ce que l’Etat prétend « régler un conflit colonial sans le peuple autochtone concerné, sans ses autorités coutumières, sans son mouvement de libération nationale, reconnu nationalement et internationalement ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Nicolas Vignoles




