Au sortir de cette première réunion à l’Élysée, plusieurs responsables politiques ont publié leur première réaction. Les groupes politiques, de leur côté, ont diffusé publiquement leur prise de parole face au chef de l’État.
Gil Brial a tenu tout d’abord à rappeler que les Loyalistes comme le Rassemblement ont répondu à l’invitation du chef de l’État, « déterminés à faire aboutir la mise en œuvre de Bougival », estimant que « Bougival ne doit pas être le point de départ de nouvelles négociations, mais bien le point d’arrivée de cette séquence ». Il a salué le fait que « l’État a une nouvelle fois été pleinement mobilisé (…) comme il ne le fait pour aucune autre collectivité pendant que d’autres irresponsables boycottent ! L’État n’a pas déraillé. Il a rappelé que nous sommes ici pour préciser et éclairer l’accord de Bougival, afin que les Calédoniens puissent se prononcer en toute connaissance de cause lorsqu’ils auront à le valider ». Virginie Ruffenach, chef de file du Rassemblement qui a pris la parole devant Emmanuel Macron, a appelé l’État à assumer pleinement son rôle, avec force et détermination, « face à la volonté du partenaire absent de prendre en otage l’avenir des Calédoniens ». Pour la présidente du groupe du Rassemblement au Congrès, « parce que l’immobilisme n’est pas une option. Le choix est simple, brutal, implacable : avancer ou sombrer ». Avancer, écrit-elle, par le dialogue et la responsabilité, « pour donner à la Nouvelle-Calédonie un avenir, et non pas un ultime délai avant la chute ! Avancer pour offrir aux Calédoniens un avenir stable, clair et digne. Pour que leurs projets reprennent vie, pour que leur espoir renaisse, pour que la Nouvelle-Calédonie retrouve son souffle ».
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Nicolas Vignoles



