Réuni hier en séance collégiale, le 18ᵉ gouvernement a voté le budget 2026 du premier coup et à la quasi-unanimité des membres de l’exécutif, avec une seule abstention, celle de L’Éveil océanien.
« C’est une belle victoire pour le gouvernement collégial de voter le 7 janvier un budget. Ce n’était pas arrivé depuis très longtemps », s’est félicité Christopher Gygès, membre du gouvernement en charge de son élaboration. « C’est un budget de rigueur, mais aussi un budget de relance », a résumé l’élu. « On est sur un budget qui est de 3 milliards supérieurs à 2025, mais avec un budget d’investissement qui augmente considérablement de 7 à 9 milliards (+25 %) et avec des actions à la fois de relance économique, de priorisation sur la jeunesse calédonienne, et tout ça financé notamment par des économies qu’on fait sur la masse salariale, sur nos établissements, sur certaines dépenses qu’on n’assure plus aujourd’hui », a-t-il précisé. « Tout ça est rendu possible, bien entendu, par les 300 millions d’euros (environ 36 milliards de francs) qui nous sont accordés par l’État, sous forme de prêt pour le moment », a reconnu Christopher Gygès. Pour équilibrer le budget 2026, l’exécutif a toutefois dû trancher. En l’absence de réponse favorable de l’État sur le report des prêts, le gouvernement calédonien a voté la suppression de certaines exonérations fiscales accordées à l’État, pour un montant d’environ deux milliards de francs. Une décision loin de satisfaire l’État, mais « pleinement assumée » par le membre du gouvernement, qui précise toutefois que « les discussions continuent » avec Paris. « Si on nous maintient des prêts à un taux d’intérêt qui est prohibitif, la Nouvelle-Calédonie doit prendre des mesures en pénalisant le moins possible les Calédoniens », précise-t-il. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.




