Selon nos informations, un homme soupçonné d’être impliqué dans le meurtre du gendarme Nicolas Molinari, le 15 mai à La Coulée, a été placé en détention provisoire par la chambre de l’instruction après être retourné vivre à Saint-Louis, en violation des obligations liées à son contrôle judiciaire.
C’est l’un des dossiers judiciaires les plus sensibles actuellement instruits en Nouvelle-Calédonie. Un an et demi après la mort de Nicolas Molinari, gendarme mobile de l’escadron de Melun abattu d’une balle en pleine tête par un tireur embusqué, la justice progresse lentement pour identifier l’ensemble des protagonistes et préciser le rôle de chacun.
L’information judiciaire a permis d’identifier un groupe d’une dizaine d’individus, originaires de la tribu de Saint-Louis, susceptibles d’avoir participé à ce drame. Il est acquis qu’au cours de la journée du 15 mai, plusieurs hommes cagoulés et armés de fusils avaient dressé des barricades en entassant des carcasses de véhicules entre le pont et le rond-point de La Coulée. À 20 h 10, un projectile a perforé le pare-brise d’un véhicule Irisbus de la gendarmerie, atteignant mortellement Nicolas Molinari. Les sept autres gendarmes présents dans le fourgon ont ensuite essuyé des tirs nourris, sans faire de blessé. Les investigations ont permis d’identifier deux tireurs présumés, dont Rock Victorin Wamytan, dit « Banane », tué lors d’un affrontement avec les gendarmes, le 19 septembre 2024. Neuf autres personnes sont toujours mises en examen, à des degrés divers, notamment pour meurtre et tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique, association de malfaiteurs en vue de commettre un crime, ou encore complicité de meurtre et de tentative de meurtre. Certaines sont incarcérées au Camp-Est, d’autres placées sous contrôle judiciaire.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche




