Un mois après l’audience, le tribunal correctionnel de Nouméa a reconnu coupables les gérants d’une salle de poker clandestine installée dans l’arrière-boutique d’une épicerie du Mont-Dore, leurs épouses, ainsi que deux croupiers. Des biens immobiliers, des véhicules, des bijoux, des vêtements et des articles de maroquinerie de luxe ont été saisis par la justice.
Au Far West, les tricheurs de poker étaient recouverts de goudron, roulés dans les plumes et exhibés à travers la ville. Deux cents ans plus tard, la sanction a changé, mais la dimension publique de la punition reste la même. Après un mois et demi de délibéré, le tribunal correctionnel de Nouméa a rendu son jugement : la présidente a annoncé la condamnation de deux frères, qui avaient installé une salle de jeux clandestine dans l’arrière-boutique de l’Alimentation du Pont-des-Français, à des peines de trente mois de prison avec sursis et au paiement d’une amende de quatre millions de francs. La juridiction a également prononcé une peine complémentaire de faillite personnelle pour une durée de quinze ans, leur interdisant de diriger ou de contrôler, directement ou par personne interposée, toute entreprise commerciale. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche




