Digiprint : montée en compétences et culture de la polyvalence

Créée en 2013, l’entreprise est installĂ©e au Quartier Latin. Ă€ l’Ă©tage, un atelier de 240 m² regroupe l’ensemble des machines permettant de produire une large variĂ©tĂ© de supports imprimĂ©s. Si la structure est aujourd’hui bien ancrĂ©e dans le paysage Ă©conomique, elle est d’abord le fruit du parcours d’un homme qui a construit sa carrière au sein d’un secteur en perpĂ©tuelle mutation.

Didier Lombard, CalĂ©donien titulaire d’un CAP chaudronnerie, pousse Ă  17 ans la porte d’une imprimerie. Il dĂ©couvre un univers oĂą la technique occupe une place centrale, et travaille au milieu des machines d’impression et de dĂ©coupe pendant plusieurs annĂ©es, avant de rejoindre une agence de communication. Ă€ la cinquantaine, l’idĂ©e de crĂ©er sa propre structure s’impose comme une Ă©vidence. « Mon expĂ©rience dans la communication m’a montrĂ© qu’il y avait des besoins », rĂ©sume-t-il. Arnaud Bocquel, l’un de ses fournisseurs de l’époque, partage cette intuition. Tous deux fondent Digiprint et traversent une première annĂ©e difficile, le temps de consolider un portefeuille de clients. Mais progressivement, l’entreprise se dĂ©veloppe et s’impose par sa capacitĂ© Ă  rĂ©pondre rapidement et avec un haut niveau de maĂ®trise technique.

Aujourd’hui, elle repose sur un trio d’associés : les deux fondateurs et William Brouard, lui aussi issu du secteur, qui a rejoint l’équipe il y a quatre ans. Arnaud Bocquel est désormais basé à Auckland, un atout stratégique car les machines sont principalement importées de Nouvelle-Zélande ou d’Australie. Cette implantation permet un lien direct avec les fournisseurs et une meilleure anticipation des besoins. Digiprint compte également cinq salariés. Particularité notable : chaque membre de l’équipe maîtrise l’ensemble des machines et peut assurer toutes les étapes du processus, du devis à la maquette en passant par la fabrication. « Ils sont autonomes, et on a toute confiance en eux », souligne Didier Lombard. Le tout premier salarié, entré à mi-temps, est depuis devenu responsable d’atelier, symbole d’une progression interne valorisée.

Une (petite) partie de l’atelier de l’imprimerie. ©IDLR

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Légende photo : Didier Lombard et la nouvelle machine à vernis 3D

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