Alors que des annonces sont tombées de la part de l’État en soutien au secteur du nickel, Karl Therby, président de la Société minière du Sud Pacifique, fait le point sur la situation des entreprises du groupe, sur la corde raide.
LVDC : L’État a annoncé l’élaboration d’un plan de transformation du nickel d’ici le 1er semestre 2026. Il financerait la phase transitoire, participerait aux investissements pour décarboner le mix énergétique, et soutiendrait la relance de la STEP de Tontouta (pompage-turbinage). Ces aides concernent-elles KNS, NMC et SMSP ? Et pourraient-elles vous tirer d’affaires ?
Il est effectivement indiqué que « l’État s’engage à accompagner financièrement le secteur ». Que cela soit KNS, NMC ou SMSP, je pense que nous sommes des acteurs de ce secteur donc pouvons prétendre à cet accompagnement. Cependant, à la lecture du document, on s’aperçoit que la période transitoire ne démarre pas aujourd’hui mais à partir du moment où les « autorités locales compétentes, avec l’appui de l’État » « auront » élaboré au premier semestre 2026 un plan de transformation de la filière. Ma crainte est que si tous les membres du secteur, traités sur un pied d’égalité, doivent attendre cela, nous serons nombreux à être dans des situations irréversibles, et il sera trop tard.
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Propos recueillis par Béryl Ziegler




