Plusieurs agressions, dont celle d’un septuagénaire samedi matin, ont été enregistrées sur la commune de Poindimié. Le collectif des habitants, qui s’est récemment constitué face à une insécurité grandissante dans la commune, s’est rassemblé hier matin devant la subdivision administrative Nord, puis devant la mairie. L’objectif, alerter face à ce que le collectif estime être « une mise en danger de la population ».
Deux agressions physiques extrêmement graves commises pour des vols de voitures en une seule semaine, un groupe composé d’une dizaine de personnes ivres présentes de manière permanente au centre du village et une angoisse grandissante face à une insécurité qui ne l’est pas moins : des habitants du village de Poindimié viennent de se constituer en collectif pour faire part aux autorités de leur colère et de leur inquiétude.
Hier, ils se sont rassemblés à 8 heures devant la subdivision administrative Nord, puis à 9 heures devant la mairie. Ils ont été reçus par le chef de l’antenne de Poindimié Philippe Baudry, et par la première adjointe au maire Ghislaine Lepeu. Des pétitions qui circulent ont déjà recueilli des dizaines de signatures. « La situation a commencé à s’aggraver après les émeutes », explique Erik Watanabe, l’un des porte-paroles du collectif et boucher de profession.
« Ça a encore pris de l’ampleur il y a environ un mois. Les gens au magasin me font part de leur énorme ras-le-bol. Certains habitants, y compris des tribus, ne veulent même plus aller faire leurs courses dans les commerces du centre du village. Ils ne veulent pas subir les insultes et la mendicité agressive de ce groupe de mecs bourrés, qui sont là du 1er janvier au 31 décembre. Et nous, on perd des clients ». Des personnes prises d’alcool qui sont aussi capables de faire preuve de violence : « Il y a dix jours, une jeune mère de famille a été agressée dans le village », affirme Elodie, membre du collectif elle aussi. « Elle a reçu un coup de poing dans le ventre, est tombée puis a été frappée dans le dos. Une cheffe de magasin a aussi été violentée. Le pire c’est que ces personnes, qui boivent tout au long de la journée en nous traitant de noms d’oiseaux, prennent ensuite leur volant et créent encore une autre forme d’insécurité : celle de la route. On a énormément d’accidents, ici. En fait, quand on prend le volant, on ne sait jamais comment ça va se passer ».
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Isabelle Peltier




