Le commissaire, suspendu de ses fonctions de chef de la police judiciaire de Nouméa, devait être jugé pour violation du secret professionnel dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. La Cour de cassation a toutefois décidé que le procès ne devait pas se tenir à Nouméa, mais devant une autre juridiction.
Le dossier, aussi sensible que politique, change de mains. D’après nos informations, la chambre criminelle de la Cour de cassation a décidé de dépayser le dossier visant Henri Drowa, l’ancien chef du service de la police judiciaire (STPJ) de la direction territoriale de la police nationale (DTPN), à Nouméa. Le commissaire, seul Kanak à avoir atteint ce grade, avait été suspendu à titre conservatoire pour quatre mois, en novembre 2024, pour des « problèmes de comportement managérial ». Une enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait également été diligentée. Dans un rapport des « bœufs-carottes » en date de janvier 2025, dévoilé par le quotidien Le Monde, il est mentionné qu’Henri Drowa aurait « terrorisé » les effectifs par un « management despotique » et « une posture physique intimidante ». Une critique que le fonctionnaire de 48 ans conteste largement.
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Connectez vous pour y accéder !



