Jacques Lalié, Philippe Gomès et Philippe Michel ne sont plus élus de leurs provinces respectives, ni du Congrès.
Tous les trois avaient contesté devant le Conseil d’État les arrêtés du Haut-commissaire les déclarant démissionnaires d’office de leurs mandats de membre du congrès et de membre d’une assemblée de province suite à leur condamnation à une peine d’inéligibilité assortie de l’exécution provisoire. Et le Conseil d’Etat leur a donné tort, rejettant leurs trois recours en annulation. Ces décisions ont été immédiatement transmises à la présidente du Congrès. Le Haut-commissariat spécifie que « le Congrès de la Nouvelle-Calédonie, qui ne dispose d’aucun pouvoir d’appréciation, doit donc tirer les conséquences de cette situation et procéder immédiatement au remplacement des conseillers concernés au sein du Congrès de la Nouvelle-Calédonie ». Les trois élus concernés ont donc été remplacés : Jacques Lalié par Reine Vendegou-Hué, Philippe Gomès par Nina Julié et Philippe Michel par Jean Kays. Et le Haussariat de préciser que « en procédant à ces remplacements, le Congrès de la Nouvelle-Calédonie ne fait qu’appliquer strictement le droit en vigueur ».
« 13 696 jours au Congrès de la Nouvelle-Calédonie »
Dans un message publié dimanche soir sur Facebook, Philippe Gomès a commenté cette décision, retraçant son historique politique et déplorant que le Conseil d’État ait rendu son avis, avant que la Cour d’appel ne statue sur sa condamnation. Mais il annonce aussi qu’il n’entend pas renoncer à son action. « Pour autant, écrit-il, le fait de ne plus être élu n’enlèvera rien à mon action, au sein de notre mouvement, jusqu’aux prochaines élections provinciales. Les enjeux sont trop importants pour déserter à ce moment-là de notre histoire. De la même manière, jusqu’en juin 2026, je resterais au service de mon pays et, plus que jamais, en qualité de signataire de Bougival, acteur investi dans la construction d’un consensus sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie ». Philippe Gomès comme Philippe Michel ont annoncé depuis quelques temps leur intention de ne pas se représenter lors des prochaines élections provinciales.
Nicolas Vignoles




