L’IEOM est là aussi pour nous rappeler parfois à la réalité. Les dernières notes de conjoncture de l’Institut d’émission Outre-mer (voir notre édition de mardi) font le point sur les conséquences de l’insurrection de la CCAT, plus d’un an après leur déclenchement. Et les mauvais chiffres s’accumulent et frappent de plein fouet les esprits, en particulier de ceux qui imaginent que la reprise est à nos portes. Non, l’économie calédonienne n’est pas près de se remettre de ce qu’elle a subi, et l’année 2026 sera aussi dure pour le secteur entrepreneurial privé que pour les finances publiques. C’est peut-être aussi pour ça que l’UC-FLNKS, au long de ses nombreux communiqués et de ses multiples conférences de presse, ne nous parle jamais d’économie ni de social. Que pourrait en effet dire cette instance créatrice de la CCAT qu’elle compte d’ailleurs toujours dans ses rangs. En attendant les Calédoniens souffrent et cela se voit et se ressent. Ils sont de plus en plus nombreux à ne pas savoir comment s’en sortir, parce que la perte de leur emploi, plus de 15 000 destructions selon la CAFAT, les a laissés sans revenu. Dans ce contexte de grande et légitime angoisse, les atermoiements autour de Bougival, comme le rejet pur et simple par le FLNKS, ne sont pas là pour aider à remettre l’économie sur les bons rails. C’en est d’une tristesse à pleurer !
Nicolas Vignoles




