Bichou Tein veut rentrer en Nouvelle-Calédonie, mais il en est empêché par la puissance coloniale qui fait tout pour retarder son retour. C’est du moins ce qu’affirme Christian Tein, désormais vedette internationale, dans un entretien au journal britannique The Guardian en date du 22 novembre. A en croire le président du FLNKS, il a fait une demande de renouvellement de son passeport, mais le gouvernement français « fait délibérément trainer les choses ». Tout est bon en fait pour justifier que, bien qu’il ait eu l’autorisation de la justice pour rentrer en Nouvelle-Calédonie, il ne l’a toujours pas fait. La multiplication des excuses et justifications pour convaincre les militants qu’il veut rentrer, mais qu’il ne peut pas, finit par démontrer que Christian Tein n’est finalement pas si pressé que ça de retrouver le Caillou. Depuis plus d’un an maintenant, il délivre la bonne parole auprès des foules énamourées de l’extrême-gauche nationale qui voient en Bichou, un Che Guevara français, qui plus est « déporté » et « prisonnier politique » à l’instar d’un Nelson Mandela. Entre revenir et se coltiner un quotidien politique sans éclat, et demeurer sous les feux de la rampe et sur les podiums du monde, Bichou semble avoir choisi. Quoi qu’il en soit, qu’il rentre ou non, ce que l’on attend surtout, c’est que la justice parle.
* « J’voudrais bien, mais j’peux point », parole de la chanson d’Annie Cordy « La bonne du curé », 1974
Nicolas Vignoles




