Rencontre avec… Anne Hidalgo

Sur son trajet pour Papeete où il sera question des Jeux olympiques, la maire de Paris a fait escale quelques jours en Nouvelle-Calédonie.

La Nouvelle-Calédonie, c’est une première pour vous ?

Anne Hidalgo : C’est une première et je crois d’ailleurs que je suis le premier maire de Paris à venir dans ce très beau pays. J’en suis très heureuse. Je regarde la Nouvelle-Calédonie depuis longtemps, je suis très attirée par la beauté de la nature ici, par cette biodiversité et la question des fonds marins. La Calédonie fait rêver beaucoup de gens. Elle me faisait rêver, et je suis heureuse de pouvoir venir aujourd’hui pour la première fois. Quand on vient pour la première fois dans un endroit qu’on aime, on fait un vœu, et le mien est de revenir.

Quelle a été la teneur de vos échanges avec Isabelle Champmoreau, vice-présidente du gouvernement ?

AH : Nous avons eu un échange sur nos coopérations, à la fois sur la Nouvelle-Calédonie, ses évolutions, mais je suis venue avec deux idées fortes. D’abord, l’an prochain nous allons accueillir à Paris les Jeux olympiques et paralympiques et je souhaite vraiment que ça puisse être un événement partagé, notamment avec la Nouvelle-Calédonie. Je me rendrai également en Polynésie, qui accueillera les épreuves de surf. Ici, il n’y a pas d’accueil d’épreuves des Jeux olympiques et paralympiques, en revanche, je pense que nous pouvons – parce que ce sera un événement majeur planétaire – montrer aussi toutes ces cultures qui représentent ce qu’est notre pays dans toute ses « dimensions polygonales » pour reprendre une expression de mon adjoint Jacques Martial. La deuxième chose, c’est qu’il y a aussi un lien historique entre Paris et la Nouvelle-Calédonie, à travers notamment l’Île des Pins qui abrite un cimetière de communards, ces révolutionnaires qui avaient été exilés au bagne ici en Nouvelle-Calédonie. L’Île des Pins fait l’objet d’une convention dans laquelle Paris apporte aussi sa contribution pour que ce cimetière puisse être bien entretenu. C’est pourquoi j’ai prévu de m’y rendre. Donc il y a l’histoire, l’avenir, et puis surtout ce qui m’intéresse, c’est cet échange de culture qui est constitutif à la fois de ce qu’est l’Humanité, mais aussi sans aucun doute de ce que sont la France et la Nouvelle-Calédonie.

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