Les jeux parlementaires sont parfois surprenants. C’est à l’initiative des députés Nicolas Metzdorf et Vincent Caure que l’Assemblée nationale a rejeté le texte de Loi organique actant le report à 2026 des élections provinciales. Explications.
C’est parce que ce texte de loi est la porte d’entrée de la mise en œuvre de l’accord de Bougival, que l’extrême-gauche, soutien du FLNKS, a cherché à s’opposer par tous les moyens à son adoption. Tous les moyens ont été utilisés, en l’occurrence le dépôt par La France insoumise de près de 2000 amendements (sur une loi qui ne comprend que 3 articles), pour ralentir et finalement paralyser les débats. Pour contrer ce que LFI elle-même a qualifié de « barrage parlementaire », les députés Nicolas Metzdorf et Vincent Caure ont déposé une motion de rejet préalable, qui a été adoptée par 277 voix, dont celles du Rassemblement national, contre 105.
« Une réponse à une pratique politique »Â
Le député Vincent Caure s’en est expliqué : « Cette motion de rejet préalable n’est pas, bien entendu, un changement de position pour notre groupe quant à l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. Le groupe Ensemble pour la République, et moi-même, restons pleinement fidèles à l’accord de Bougival et au calendrier constitutionnel qui en découle pour sa mise en application, a-t-il déclaré. Nous demeurons fermement convaincus du bien-fondé du chemin qui se dessine, il est d’envergure. Cette motion de rejet préalable, c’est surtout une réponse à une pratique politique et délibérée d’un groupe, La France insoumise. Cette pratique elle porte un nom malheureusement : l’obstruction parlementaire à outrance et elle n’a aujourd’hui qu’un seul objectif, faire obstacle à l’adoption de cette proposition de Loi organique, et donc empêcher l’application de l’accord de Bougival. »  Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende : Nicolas Metzdorf a été chaleureusement applaudi par le bloc central, après son message adressé à Emmanuel Tjibaou.Â
Nicolas Vignoles



