Le Syndicat des Retraités Territoriaux-COGETRA a adressé un courrier à la présidente du Congrès, pour exprimer son opposition à la minoration de 8% imposée à la retraite des fonctionnaires.
Lors d’une précédente réunion, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a en effet adopté une délibération qui fait passer de 9 à 8% cette minoration. Et le texte va devoir être débattu au Congrès, d’où la raison de ce courrier à  Veylma Falaéo. « La minoration des pensions de la CLR, écrit le syndicat, a été instaurée en 2006 avec un taux d’abattement de 5 % au prétexte de pallier le problème de trésorerie du aux impayés des employeurs. Puis elle est passée à 6 %, puis 9 %, qui devait être une mesure provisoire devant s’achever le 31 décembre 2025. Il s’avère que cette mesure est maintenant détournée de son motif initial car elle devient, au vu de la situation financière de la CLR, un paramètre d’équilibre du régime ». Une situation dont la responsabilité revient aux élus, explique le syndicat, qui n’auraient jamais pris les mesures qui s’imposaient pour sauver le régime. « L’énorme problème à régler en urgence, souligne le Syndicat des Retraités Territoriaux, est le fait que la caisse risque très rapidement d’être en cessation de paiement. En effet, si en 2025, on constate qu’il y a moins de départ à la retraite, la situation est passagère avec 1149 actifs qui disposent des droits ouverts pour prendre leur retraite, dont 762 ont moins de 60 ans.Plus grave est la situation si la moitié d’entre eux décide de partir à la retraite en 2026, la CLR sera alors dans l’impossibilité de verser les pensions n’ayant plus de réserve ». Fortement opposé à cette minoration de 8%, le SRT réclame que « les élus aient enfin le courage de voter immédiatement l’interdiction de tout départ à la retraite avant 60 ans, et qu’au vu de leur mauvaise gestion et en soutien aux retraités qu’ils participent à au moins 3 % de leurs émoluments ».



