Le FLNKS a rendu publique hier une lettre adressée au Premier ministre par les membres de la délégation présents aux négociations de Bougival. Ils y annoncent retirer leurs signatures.
Une lettre avec copie au président de la République, aux présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ainsi qu’au Haut-commissaire. Il y est dit que « nous, membres du FLNKS, signataires du projet d’accord dit ‘’accord de Bougival’’, souhaitons vous informer officiellement, du retrait formel de nos signatures ». Le reste de cette courte lettre est plutôt comminatoire.Â
Une instrumentalisation ?
Ainsi, les signataires de cette lettre évoquent des poursuites judiciaires contre l’État. « Le FLNKS lors de son 45e congrès, écrivent-ils, a rejeté à l’unanimité ce projet et le bureau politique est mandaté pour entreprendre toute démarche utile, y compris judiciaire, contre l’utilisation abusive de nos signatures, transformant un simple projet en accord définitif. » Ils reprennent l’argument selon lequel Bougival n’était qu’un pré-accord, « les signatures que nous avons apposées le 12 juillet dernier, poursuivent-ils ainsi, ne concernaient qu’un projet destiné à être soumis à nos instances et non un accord définitif. L’utilisation qui en a été faite par l’État, notamment lors de la publication au JORF (Journal officiel de la République française, NDLR) et la communication autour d’un prétendu ‘’accord historique’’, constitue une instrumentalisation qui dénature entièrement la portée de nos engagements ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende : Signature de l’accord par les membres de la délégation UC-FLNKSÂ



