Pour ce 24 septembre qui n’a vu ni accord de Kanaky ni proclamation unilatérale d’indépendance, le FLNKS s’est contenté d’un rassemblement au Mwâ Kââ et d’un communiqué. Mais quel communiqué !
Signé par Dominique Fochi, secrétaire général de l’Union calédonienne qui « anime » le bureau politique du FLNKS, ce très long texte déplore le déploiement des forces de l’ordre, s’en prend aux Loyalistes et veut donner une connotation politique au drame de Plum. A l’évidence, le dispositif de sécurité mis en œuvre par le Haut-commissaire pour prévenir d’éventuels troubles à l’ordre public n’a pas plu au FLNKS, qui s’en étouffe même. « Cette année, nous dit ainsi Dominique Fochi évoquant le 24 septembre, ce rendez-vous est placé sous haute surveillance par l’État français, avec le déploiement démesuré de plusieurs contingents de policiers et de gendarmes mobiles, ainsi que la mise en place d’une fermeture administrative de la vente d’alcool pendant dix jours. Ce dispositif exceptionnel est nourri par le discours des non-indépendantistes qui, depuis le 13 mai, crient à l’insécurité et instrumentalisent les faits de délinquance en les assimilant à des actes de terrorisme, afin d’effrayer une population encore marquée par les récents événements. » Un discours dont le FLNKS semble déplorer qu’il soit relayé par les partisans de la Calédonie dans la France sur les réseaux, car cela créé une psychose « entretenue avec soin » qui « a atteint son paroxysme lors de l’arrestation du président du FLNKS, quand la ville s’est vidée en quelques heures ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Nicolas Vignoles




