Hier à Nouméa, le contraste était saisissant. Peu de monde dans la rue à l’appel du FLNKS, mais des mots durs contre l’État et son ministre des Outre-mer, accusés de « colonisation moderne » et de chercher le « rapport de force ».
La visite de Manuel Valls, hier matin à Nouméa, n’a pas provoqué l’élan populaire attendu par la frange dure des indépendantistes. Malgré les appels lancés la veille par le FLNKS-UC-CCAT, seuls quelques dizaines de militants avaient répondu présent le long du trajet menant au Sénat coutumier, à Nouville, où Manuel Valls avait rendez-vous à 8 heures. Quelques drapeaux et banderoles « Non à Bougival » étaient de sortie pour l’occasion. Du côté des autorités, consigne avait été donnée de laisser les gens s’exprimer, dans la mesure où la manifestation restait pacifique. C’est d’ailleurs ainsi que les choses se sont déroulées. Seule annicroche selon les manifestants, quelques banderoles saisies dès l’aube, et un militant interpellé alors qu’il « attendait patiemment et inoffensivement » l’arrivée de la délégation conduite par le ministre des Outre-mer.
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Béryl Ziegler




