Le futur se construit au présent, à partir des fondations nées dans le passé. L’Olympique de Nouméa s’y applique. Le club, qui dépasse les 2 200 licenciés répartis dans 18 sections sportives (tennis, squash, football, basket-ball, rugby, va’a, etc.), fêtait samedi, à un jour près, son 95e anniversaire.
L’occasion de se retourner pour constater tout le travail entrepris depuis la création de ce club omnisports, le 8 août 1930. À l’époque, l’idée est venue, entre autres, de Numa Daly, alors de retour de Métropole où, étudiant, il avait été envoûté par le charme méditerranéen de l’Olympique de Marseille. L’association de l’Olympique de Nouméa, ainsi née, a grandi au fil des années, déménagé depuis Magenta où elle était au début, s’est installée à Sainte-Marie (avec aussi des installations ailleurs dans la ville) : samedi, c’était aussi le 40e anniversaire de la section squash et le 50e anniversaire des installations du tennis.
Double inauguration
Puisqu’il faut vivre avec son temps, de nouveaux projets remplacent d’anciennes réussites. Certains courts de tennis laissent ainsi leur place à des terrains pour des pratiques modernes : du padel, du teqball, du foot à 5 contre 5, du basket à 3 contre 3… Une aire de jeu pour ce dernier sport, en plein développement et déjà largement reconnu au niveau international (Jeux olympiques, Jeux du Pacifique…), a été inaugurée samedi. Le terrain du foot à 5 contre 5 a lui aussi été inauguré. Différents élus politiques (député, membres du Congrès, de la province Sud…) ont fait le déplacement, de Virginie Ruffenach à Nicolas Metzdorf, en passant par Gil Brial, Muriel Malfar-Pauga et le Haut-commissaire (Jacques Billant). Ils ont pu apprécier, entre autres, l’exposition de photographies retraçant l’histoire, née il y a près d’un siècle, d’un club omnisports présidé depuis près de quinze ans par Laurent Cassier. Parmi les autres moments marquants de la journée, un relais et une marche ont été organisés.
Anthony Fillet




