Déjà sacré sur 50 mètres papillon au début des championnats du monde de Singapour, Maxime Grousset (26 ans) a réalisé le doublé en conservant son titre mondial du 100 mètres papillon, samedi. Une performance historique pour le nageur calédonien.
Entre Paris et Singapour, il y a un peu plus de 10 700 kilomètres de distance à vol d’oiseau. Il y a surtout un monde d’écart pour Maxime Grousset. Dans le bassin de La Défense Arena, théâtre des épreuves de natation lors des Jeux olympiques parisiens, le Calédonien rêvait d’entrer dans une nouvelle dimension en décrochant ses premières médailles dans la plus prestigieuse des compétitions. Il avait finalement traversé cette olympiade dans un relatif anonymat, loin de la « Léon mania ». Car, au moment même où Léon Marchand marquait les esprits avec quatre médailles d’or sur les quatre courses individuelles qu’il a disputées, Maxime Grousset, lui, se contentait d’une 5e place en finale du 100 mètres nage libre et du 100 mètres papillon. La médaille de bronze décrochée avec le relais du 4×100 mètres 4 nages, en compagnie de Léon Marchand mais aussi de Yohann Ndoye-Brouard et de Florent Manaudou, n’avait que très légèrement atténué l’abyssale déception.
Mais, quasiment un an jour pour jour après cette médaille, la page est définitivement tournée. D’une ondulation puissante, mais parfaitement maîtrisée, Maxime Grousset a tracé sa route. Au point de s’inviter, cette fois, à la table des grands. Des géants même.
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Connectez vous pour y accéder !
Légende photo : Maxime Grousset est le premier Français à descendre sous la barre des 50 secondes sur le 100 mètres papillon. Il devance le Suisse Noè Ponti (49’’83) et le Canadien Ilya Kharun (50’’07).
Claire Gaveau




