On ne peut pas dire que les autorités ne se démènent pas pour faire en sorte de sauver le secteur de la santé, en péril. Reste que le constat est épouvantable et très inquiétant.
L’USTKE a mené une grève pour protester contre la situation sanitaire aux Loyauté et réclamer l’embauche de médecins. La période est difficile, mais ça n’est sans doute pas par des arrêts de travail, des grèves et des manifestants que l’on pourra embaucher des soignants, qui de toute évidence n’ont aucune envie d’aller aux Îles ou dans le Nord. La situation est en effet préoccupante. D’abord, nous sommes dans un contexte mondial de raréfaction des soignants, et en particulier en Métropole où les déserts médicaux se multiplient. C’est la réforme des études de médecine et l’instauration du numerus clausus qui en est la cause. Mais dans ce contexte, la Nouvelle-Calédonie n’a pas montré l’exemple. Depuis des années maintenant, médecins, infirmières et autres étaient, et sont toujours, la cible privilégiée de la délinquance, notamment en Brousse, conduisant nombre d’entre eux à quitter la Calédonie. L’insurrection de 2024 n’a pas arrangé les choses, et il ne faudra jamais oublier l’enfer qu’a connu, entre autres, le personnel du Médipôle pendant les mois de mai et juin de l’an dernier, ni les 60 structures médicales détruites.
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Nicolas Vignoles




