Le ministre d’État, ministre des Outre-mer, ne pouvait rester silencieux après les prises de position de l’UC, du FLNKS et de certains de ses groupes de pression, et surtout de Christian Tein.
C’est donc un non franc et massif à Bouvigal que l’UC-FLNKS-CCAT a renvoyé au gouvernement et à Manuel Valls. Un non parce que – répétons-le – l’accord négocié et conclu après dix jours de discussions n’assure pas l’indépendance pleine, entière et définitive de Kanaky. Ce non fait écho au non au dégel du corps électoral pour les provinciales, au non au troisième référendum, au non aux trilatérales, au non aux négociations avec les non-indépendantistes. Un non que l’UC-FLNKS-CCAT porte depuis 2021, et plus encore depuis le 13 mai 2024. Au moins, ça c’est clair ! L’État en a peut-être maintenant pleinement conscience.
Le ministre au créneau
L’espoir suscité par la conclusion de l’accord signé à Bougival n’aura donc duré que le temps que durent les roses. Et voilà Manuel Valls contraint de monter au créneau pour tenter d’inverser une tendance qui semble pourtant irrémédiable, et que la prochaine réunion du FLNKS, finalement repoussée au 9 août, devrait confirmer. C’est d’ailleurs ce qu’assure la DUS (Dynamique unitaire Sud) de Sylvain Pabouty, assurant qu’ « au vu de la position majoritaire de ses groupes de pression, le FLNKS, mouvement de libération nationale du peuple kanak, peuple autochtone et colonisé, rejettera, en toute responsabilité, le projet de l’accord de Bougival à son prochain congrès extraordinaire ».
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Nicolas Vignoles



