La Nouvelle-Calédonie toute entière connaît donc désormais Bougival, sans trop bien la situer sur la carte, mais tout le monde a entendu parler de cette localité de région parisienne, qui fut en son temps le siège des peintres impressionnistes.
Bougival donc, d’où est sorti un accord, dont tout le monde a pu prendre connaissance, et que beaucoup commente. Un accord qui tenait presque du miracle, tant on désespérait que les forces politiques trouvent enfin un terrain d’entente, après les trois référendums, le 13 mai 2024, et les positions tellement antagonistes et clivantes des uns et des autres. Si toutes les délégations y sont parvenues, c’est qu’elles savaient toutes que l’échec n’était plus possible, sauf à laisser la Nouvelle-Calédonie et les Calédoniens dans une incertitude mortelle. Et pour qu’un tel accord soit possible, il fallait que chacune des délégations accepte d’aller au-delà de ses seules convictions, et que les pas vers l’autre soient des enjambées plutôt que des piétinements. Et c’est ce qui a été fait avec la signature d’un pré-accord. Mais le terme est trompeur, car ce pré-accord ne peut être ni modifié, ni amendé, ni transformé par quiconque sur le fond, il est « en l’état » comme l’a spécifié Manuel Valls, et il deviendra un accord si les Calédoniens le valident en février 2026, date prévue d’un référendum de ratification. Et c’est bien pour cette raison que l’Union calédonienne a dit non.
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Légende photo : Omayra Naisseline (en rouge) a signé à Bougival. Depuis, elle semble hésiter.
Nicolas Vignoles




