Le gouvernement et plus particulièrement son ministre des Outre-mer prennent conscience que l’échec est possible. Au terme de son sĂ©jour polynĂ©sien, Manuel Valls a donc adressĂ© un message qu’il voulait surtout Ă destination des militants de l’UC-FLNKS.
L’UC-FLNKS, mais d’autres instances kanak, ainsi le Sénat coutumier, multiplient les déclarations contre l’accord conclu à Bougival, laissant entendre, sans le formuler vraiment, que cet accord ne sera pas signé. Les uns et les autres donnent rendez-vous qui à la réunion de leurs propres instances, qui au 2 août pour une réunion formelle du FLNKS-nouveau. Mais les oppositions ont été si clairement et si directement exprimées que l’on ne voit pas comment d’un coup, et sous la pression de la « base », tous se rallieraient à la nécessité de signer cet accord. Dans cette perspective, Paris commence à s’inquiéter sérieusement. Une inquiétude qui a conduit Manuel Valls, en réponse à une question de la presse à la fin de son séjour en Polynésie (voir notre édition d’hier), à s’exprimer longuement sur le sujet. Une déclaration que le ministre a même publiée sur sa page Facebook.
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LĂ©gende photo : Le dossier calĂ©donien ressemble Ă un combat de boxe au nombre inconsidĂ©rĂ© de rounds. Depuis la PolynĂ©sie, Manuel Valls (62 ans) s’est exprimĂ© sur le sujet. – ©Haut-commissariat de la RĂ©publique en PolynĂ©sie française
Nicolas Vignoles



