Les filières nickel et BTP, déjà fragilisées, ont été frappées de plein fouet par les conséquences des émeutes. Zoom également sur les chiffres de l’IEOM concernant la consommation, en berne depuis mai 2024…
L’année 2024 aura fait figure d’annus horribilis pour la filière nickel. Déjà marqué sur la scène internationale par la baisse des cours sur les marchés, avec un repli de 22 % par rapport à 2023, le secteur minier a aussi dû faire face à l’arrêt de la production de KNS en février 2024. La majorité du personnel a été licencié dans la foulée, et l’usine du Nord n’a toujours pas, à ce jour, de repreneur sérieux à sa porte. La SLN et Prony Resources, estime l’IEOM, ont de leur côté vu leur activité très impactée par les émeutes de mai 2024, qui ont provoqué des blocages routiers et l’arrêt de plusieurs sites miniers.
Après une bonne année 2023, la production métallurgique a donc été extrêmement perturbée l’année dernière, avec une régression de 48,6 % et 53 327 tonnes, soit 50 326 tonnes de moins. La production de la « vieille dame » a reculé de 26,6 %, tandis que celle de PRNC, qui a dû mettre son usine à l’arrêt pendant plus de six mois, a régressé de 50,2 %. Dans un contexte concurrentiel féroce, dans lequel la production de nickel primaire asiatique a été multipliée par près de trois entre 2018 et 2023, puis encore par deux entre 2018 et 2023, évoluant ainsi de 33 à 76 % de la production mondiale, la SLN avait été déjà considérablement affaiblie, relève encore l’IEOM.
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Isabelle Peltier




