Il va falloir maintenant expliquer. L’annonce de la signature d’un accord à Bougival a suscité nombre de réactions. Avant son retour de Paris, nous avons joint le député Nicolas Metzdorf pour revenir avec lui sur ce qui a été négocié.
LVDC : Dans quel état d’esprit êtes vous au sortir des négociations de Bougival ?
Un très bon état d’esprit. Satisfait d’avoir trouvé un accord pour la Nouvelle-Calédonie, ce qui n’était pas gagné. Nous étions déterminés à faire ce qu’il y avait de mieux pour notre pays et à offrir des perspectives aux Calédoniens. Je suis donc plutôt heureux de l’accord et maintenant, je suis concentré sur la nécessaire pédagogie à mener auprès des Calédoniens, et puis à jouer mon rôle de député qui sera déterminant dans la mesure où j’aurai à piloter la réforme constitutionnelle et la nouvelle loi organique.
LVDC : Justement, qu’allez-vous bien pouvoir dire à ceux qui s’inquiètent ne serait-ce que de l’ État de la Nouvelle-Calédonie, de la double nationalité, et du fait que cet accord ressemble à l’ indépendance.
D’abord, qu’est-ce que c’est que l’ indépendance ? C’est la Nouvelle-Calédonie qui coupe ses liens avec la France, récupère l’ensemble des compétences régaliennes. Rappelez-vous, ça avait été la question des référendums : voulez-vous transférer les compétences qui demeuraient à l’ État et enfin on perd la nationalité française. C’est ça l’ indépendance. Il faut croire qu’en ayant ainsi fixé le cap de ce qu’était l’ indépendance, on peut dire que la Calédonie n’est pas indépendante aujourd’hui, loin de là . La première chose à dire au sujet de l’accord, c’est que tous les Calédoniens restent Français. La Nouvelle-Calédonie est française, les compétences de la France en Nouvelle-Calédonie restent les mêmes, hormis les relations internationales. Mais dans le champ des compétences de la Nouvelle-Calédonie, qui de cette manière ne peut pas signer des traités sur les compétences qui relèvent de l’ État. Donc la Calédonie est profondément française.
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Propos recueillis par Nicolas Vignoles




