Ces dernières semaines, plusieurs feux avaient été volontairement allumés autour du site de l’institution judiciaire, à Nouméa. Après un minutieux travail d’enquête, les policiers ont mis la main sur le pyromane.
Personne n’a vraiment compris ses motivations. Un homme sans domicile fixe a été interpellé au terme d’une enquête ultrarapide menée par le service de police judiciaire (STPJ) de la Direction territoriale de la police nationale (DTPN). Cette arrestation pourrait mettre un terme à l’inquiétude des magistrats et des fonctionnaires du palais de justice de Nouméa, dont la végétation aux alentours a été volontairement incendiée ces dernières semaines.
L’alerte a été transmise par les pompiers de Nouméa la semaine dernière. Au cours des nuits des 24 et 26 janvier, des feux ont été allumés, nécessitant l’intervention des services de secours pour éviter toute propagation dangereuse des flammes. Pour les pompiers, il n’y a pas de doute, les sinistres sont d’origine humaine. D’autant qu’au début du mois de janvier, déjà , deux autres incendies avaient été recensés aux abords de l’institution judiciaire. Les policiers sont alors saisis de l’enquête, avec la ferme intention de rapidement retrouver le ou les suspects.
Interné d’office au CHS
Une fois encore, ce sont les caméras de vidéosurveillance de la mairie qui vont donner un coup de pouce aux enquêteurs. En exploitant les images, ils repèrent un homme rôder autour du palais de justice. Le suspect est formellement reconnu. À peine quarante-huit heures plus tard, celui-ci est appréhendé par les policiers. Une femme, qui semblait l’accompagner, est également arrêtée. Tous deux sont transportés au commissariat central de Nouméa pour être entendus sous le régime de la garde à vue.
Au cours de ses auditions, l’homme a reconnu ses passages à l’acte, sans réussir à expliquer ses intentions. Quant à celle qui l’accompagnait, elle a été totalement mise hors de cause et a pu sortir libre du commissariat central.
Au cours de la garde à vue, le magistrat du parquet a décidé d’ordonner une expertise psychiatrique du suspect. La conclusion n’a pas tardé à tomber : l’irresponsabilité pénale a été retenue. Le pyromane a été hospitalisé d’office au Centre hospitalier spécialisé (CHS) de Nouville.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche



