Depuis hier en effet, nous sommes entrés dans la période climatique dite de l’hiver austral. Mais depuis le 13 mai, nous sommes entrés dans une tout autre saison qui nous promet, comme l’écrit Baudelaire, « un jour noir plus triste que les nuits ». Et cette morne saison va durer un temps que personne ne peut encore définir, sinon que nous y entrons un peu plus chaque jour, et qu’elle va durer longtemps. Une saison qui laissera des traces sur la Nouvelle-Calédonie bien plus impactantes et visibles que l’érosion du littoral ou même qu’un cyclone dévastateur. Cet « horizon bas et lourd qui pèse comme un couvercle », nous n’aurions jamais dû le subir, le connaître, si la folie destructrice n’avait saisi une partie de la population, éreintée de mensonges, de mots d’ordre, de consignes et qui, comme un seul homme, a entrepris, et entreprend encore, de ruiner et d’avilir, au détriment du bien commun. Y aura-t-il un printemps ? Serons-nous comme sœur Anne à scruter l’horizon priant d’y voir l’espoir ? Après la pluie le beau temps dit l’adage… Peut-être… Sans doute… Pas facile de s’en convaincre pourtant et quelle tristesse de n’avoir que ça à espérer !
Nicolas Vignoles



