La policière qui avait renseigné un émeutier condamnée à l’interdiction définitive d’exercer

Elle avait fait fuiter des informations sensibles à son compagnon sur les barrages, une policière comparaissait hier devant le tribunal.

Une « trahison » qui lui aura coûté son métier. D’après nos informations, la policière suspectée d’avoir fourni des informations sensibles et confidentielles à son compagnon, considéré comme ayant eu « un rôle actif » sur les barrages, a été condamnée par le tribunal. Elle ne pourra plus jamais porter un uniforme.

L’histoire, aussi embarrassante pour les services de l’État qu’inédite sur le territoire, aurait pu passer sous les radars sans un sacré coup de chance. Elle commence par une banale intervention des gendarmes sur un barrage de Pont-des-Français dans la nuit du 25 mai dernier. Trois personnes sont contrôlées mais la présence d’une voiture semblant abandonnée le coffre ouvert, attire la curiosité des militaires. À l’intérieur, un sac qui renferme des DVD vraisemblablement pillés dans un magasin, une fronde, des billes d’acier, un sabre d’abattis et surtout, un portable. Cette découverte va permettre de démasquer une « taupe » au sein même de la police nationale.

« Les flics, ce sont nos cibles »

L’analyse du téléphone est édifiante. Les gendarmes repèrent des dizaines de messages compromettants entre le propriétaire de l’appareil et sa compagne, une adjointe de sécurité affectée à la police aux frontières (PAF). Du 7 jusqu’au 25 mai, cette policière de 27 ans, qui n’est autre que la fille du directeur de cabinet de Louis Mapou, président du gouvernement, a informé son compagnon de manière continue. Lorsque les violences ont explosé, elle l’informe des premiers barrages. « On reste pacifique pour le moment mais ça va chauffer à la tombée de la nuit », lui répond-il. Au fil des messages, cet ancien pompiste de 32 ans, seulement connu pour des délits routiers, évoque « la lutte indépendantiste » et le fait qu’il est « pacifique » avant de la mettre en garde : « attention à toi, les flics, ce sont nos cibles ».

La policière, mère de 2 enfants, le renseigne sur le dispositif de maintien de l’ordre, sur la localisation et l’hébergement des forces de sécurité, le modèle et les plaques d’immatriculation de leurs véhicules et l’arrivée des renforts.

Ce contenu est réservé aux abonnés.

Connectez vous pour y accéder !

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

Fil d'actualité

« Tu avais foi en l’avenir de notre jeunesse » : pluie d’hommages pour Eric Michalak

Après l’annonce du décès d’Eric Michalak, survenu dans la...

Eric Michalak, l’homme du sport universitaire

Éric Michalak, qui était le directeur du Service universitaire...

Au-delà de la plainte, reconstruire des vies

Déposer plainte n'est souvent que la première étape d'un...

Un potentiel d’hydrogène dans nos sous-sols ?

L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques a...

Newsletter

Inscrivez vous pour recevoir chaque semaine notre newsletter dans votre boîte de réception.

« Tu avais foi en l’avenir de notre jeunesse » : pluie d’hommages pour Eric Michalak

Après l’annonce du décès d’Eric Michalak, survenu dans la nuit de mardi à mercredi, les hommages ont été nombreux pour saluer la mémoire de...

Comment une fraternité, présente en Calédonie, se retrouve au cœur d’un conflit avec le Vatican

Le Vatican a déclaré excommuniés six évêques de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X après la consécration de nouveaux prélats sans l’autorisation du pape....

Eric Michalak, l’homme du sport universitaire

Éric Michalak, qui était le directeur du Service universitaire des activités physiques et sportives (SUAPS), était une figure de l’UNC mais aussi du sport...